Tancrède aperçoit une femme maure au bord d’un point d’eau. Il en tombe immédiatement amoureux. Elle s’appelle Clorinde et c’est une guerrière redoutable. Il la cherche à chaque bataille, va jusqu’à tenter de la protéger, jusqu’au jour où Clorinde change d’armure, voulant passer inaperçue. Tancrède ne la reconnait pas et la blesse à mort, croyant affronter un guerrier inconnu.
Reprenant l’histoire de Tancrède et Clorinde mise en poème à la fin du XVIe siècle par Torquato Tasso dans La Jerusalem delivrée, Amour à mort se situe au carrefour du madrigal, de l’opéra et de l’intermède. Les récits se mêlent et l’orchestre participe à l’intrigue. Les œuvres instrumentales, les nouvelles compositions de Leonardo García Alarcón et les improvisations font écho à l’univers sonore de pour soutenir les moindres inflexions poétiques des passions humaines, des états de guerre, de calme et d’amour.
La scénographie d’Amour à mort est un espace contexte offrant une liberté de jeu et de mouvement à l’ensemble des musiciens , chanteurs et comédiens.
Inspirés des représentations picturales des guerres de croisades médiévales l’espace nous fait voyager au cœur du champ de bataille à la porte des villes, dans les déserts, là où les combattants dressent des campements, érigent des structures éphémères en bois et tissus pour combattre, célébrer, soigner...
L’aire de jeu centrale est l’espace du combat où s’affrontent les chrétiens et les musulmans. Cet espace est délimité par 3 portiques dressés dont les tentures battent au vent offrant un hors champ sur des dunes et du sable. Nous sommes aux portes du désert évocation des terres des croisades.
Leonardo García Alarcón – Direction musicale et composition
Jean-Yves Ruf – Mise en scène
Rodrigo Calveyra – Assistant à la direction musicale
Anouk Werro – Assistante à la mise en scène
Laure Pichat – Scénographie
Victor Egéa – Lumières
Claudia Jenatsch – Costumes
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